Trio de choc – chapitre 2 – partie 2 – L’amitié, il n’y a que ça de vrai

Trio de choc – chapitre 2 – partie 2 - L’amitié, il n’y a que ça de vrai

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Après l’accident, pour me remercier d’avoir sauvé la vie de son fils, David avait mis en place un service traiteur et d’aide à domicile pour que je puisse me consacrer pleinement à mon rétablissement après mon retour chez moi.

Il m’avait aussi promis de m’épater en m’invitant dans l’un des meilleurs restaurants du coin. Me sachant testeuse et journaliste gastronomique avertie, il avait promis de mettre la barre haut !

J’avais hâte ! D’une part, de me retrouver en tête-à-tête, d’en apprendre un peu plus sur lui, et d’autre part, parce que je suis gourmande… !

Ce dîner avait été fabuleux, à tous les niveaux. La décoration élégante, les plats raffinés, nos discussions animées, sans temps morts, tout était parfait ! Nous avons appris à mieux nous connaître, évoquant en surface nos métiers, notre enfance, puis abordant des sujets généraux et plus légers.

David s’est révélé être un vrai gentleman. Mais vous savez, pas le gentleman avec des gestes affectés, pas le type trop guindé, non non : avec lui, tout était fait dans la gentillesse et les attentions, avec simplicité et naturel. J’adore !

Gentleman jusqu’au bout puisqu’il me raccompagna chez moi, m’embrassa délicatement sur la joue, et me souhaita une douce nuit.

Cathy aussi m’avait offert quelque chose pour me remercier : elle avait repéré qu’un lien particulier m’unissait à Tilou, elle pensait certainement qu’après mon accident j’avais besoin de me raccrocher à un objet rassurant, comme le ferait un enfant. Elle a donc remis à Nathan le double de Tilou qu’elle avait trouvé en cas de perte de Tilou numéro 1, et m’avait gentiment offert ce dernier. Je prenais donc garde à ne pas montrer « ma » peluche à Nathan lorsqu’ils venaient me rendre visite.

En effet, je continuais de les voir : ils venaient passer un après-midi avec moi plusieurs fois par semaine, et ils avaient eu le plaisir de rencontrer Yann et Max, mes frères de cœur, qui étaient venus me voir et passer deux jours sur Bordeaux. Ils gèrent des hôtels sur la Côte Basque, et j’étais allée les rejoindre lors de mes premières aventures avec Tilou.

Le courant était bien passé entre eux : les garçons sont simples et amusants, ce qui fait que Cathy comme Nathan avaient adoré passer du temps avec mes deux chouchoux. Nous étions allés au Parc Bordelais pour prendre l’air et pique-niquer, profitant de la fraîcheur des arbres, des plans d’eau et des animaux pour passer un moment agréable en cette période aoûtienne.

Ce parc est immense : on peut y faire du vélo, jouer au football ou encore au frisbee. Il est aussi idéal pour déjeuner sur l’herbe à l’ombre d’arbres immenses, profiter des aires de jeux pour enfants, longer les plans d’eau, ou découvrir des animaux : paons, ânes, chèvres ou autres du mini-zoo mis en place dans l’une des parties du parc.

Yann et Max n’avaient pas pu rester aussi longtemps qu’ils l’auraient voulu, car ils venaient de rénover et ouvrir un nouvel établissement hôtelier à Saint Jean-de-Luz. Ils repartaient tristes de me quitter, mais rassurés sur mon état de santé.

— Je suis ravi de t’avoir vue ces deux jours ma Ju, me dit Yann.

— Oui, on reviendra dès que possible, renchérit Max.

— Avec plaisir mes chouchoux, quand vous voulez.

— Bon, par contre, tu m’as l’air encore bien fatiguée, prends soin de toi et repose-toi, hein ? Cathy, je vous fais confiance pour veiller sur elle, lança Yann avec un clin d’oeil à l’attention de mon amie.

— Oui, pas de soucis, c’est ce que je fais depuis près de quatre semaines, sourit Cathy.

— Nous savons, et un grand merci à vous d’ailleurs : Julie nous a dit que David avait mis en place repas traiteur et aide à domicile depuis sa sortie de l’hôpital… Franchement, vous êtes trop gentils !

— De rien Max, c’est naturel, surtout après ce que votre Julie a fait… assura Cathy.

Après quelques câlins et embrassades, et en se promettant de se revoir très vite, je raccompagnai tous mes amis jusqu’à leurs voitures respectives, qui les attendaient sagement dans le parking souterrain de la place Camille Jullian, au pied de mon immeuble.

[…] Chapitre 2 – partie 3

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